Lui comme beaucoup d'autres nous expliquent qu'ils sont les pionniers d'un exercice dématérialisé faisant un usage décomplexé des techniques et technologies offertes par internet depuis 1994 en France.
Quelle est alors cette prétendue révolution de l'avocat 2.0 ?
Il suffirait donc de répondre aux mails de ses clients et d'héberger quelques documents sur Dropbox pour pouvoir s'affirmer 2.0. Si tel est le cas, tous nos clients sont des avocats 2.0. Alleluia !
Avec 30.000 avocats connectés au RPVA, tous ayant totalement intégré l'usage des mails à leur exercice, des blogs juridiques par millier ... sans le savoir, beaucoup sont déjà des avocats 2.0 si je m'en tiens à la définition établie par ceux qui prétendent l'être. D'ailleurs ce sont souvent ceux qui sont les plus alertes dans l'usage d'internet qui ont le moins de prétention sur ce point.
Je ne crois pas que les clients soient dupes de ce type d'affirmation car cette fameuse révolution 2.0 ne se situe plus sur le terrain de l'usage technologique.
Internet a considérablement modifié notre société et le marché du droit n'est pas exempt de cette évolution.
L'avocat 2.0 serait plutôt celui qui a su adapter son exercice professionnel à l'évolution des attentes et des comportements. Celui qui a compris l'impact d'internet sur la relation conseil / client.
Quelques pistes semblent se dégager :
- Recentrer ses efforts sur le périmètre client
- Comprendre son activité et les enjeux juridiques associés au contexte économique ;
- Offrir des solutions alternatives aux procédures judiciaires lourdes ;
- Privilégier la valeur ajoutée du conseil au détriment de la valeur "temps passé" ;
- Être force de proposition et anticiper les demandes et besoins ;
Un vaste débat mais arrêtons surtout d'user de l'argument 2.0 pour masquer l'absence de structure.