AccueilBNP Paribas voit son résultat mutilé par les difficultés de sa filiale italienne BNL

BNP Paribas voit son résultat mutilé par les difficultés de sa filiale italienne BNL

La banque dévalorise l’entièreté de l’écart d’achat de BNL. Ses résultats du quatrième trimestre seront diminués de 900 millions d’euros.

Banca Nazionale del Lavoro (BNL) est bien le blocage de BNP Paribas. Après le «processus de surveillance et d’évaluation prudentielle» le « SREP » dans le langage utilisé mené pour la première fois par le superviseur des banques européennes, a été contraint d’augmenter les fonds propres attribués à sa filiale italienne. Dans cette situation, BNP Paribas a pris la décision de diminuer l’ensemble de l’écart d’achat résiduel de sa filiale, qui est devenue moins rentable pour le groupe. En gros, le « goodwill » dévalorisé par la banque est fixé à environ 900 millions d’euros. Cette mesure sera réfléchie dans les résultats du groupe au quatrième trimestre 2015, a souligné BNP Paribas dans un communiqué.

Ce qui n’est pas nouveau pour la banque française

L’an passé, à la même période, pendant que la charge du risque des prêts de BNL avait grimpé, elle avait remarqué une dévalorisation d’écart d’acquisition de 297 millions d’euros. Avant de désigner en novembre 2015 le nouveau PDG de BNL, Andrea Munari, le directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, avait averti : qu’« il faut quelqu’un qui soit prêt à de nouveaux défis » pour BNL.

Vers une IPO ou vente de First Hawaïan Bank

Si la situation économique évolue en Italie, la banque ne bénéficie pas encore de tous les fruits de sa politique de prêts plus « sélective ». Au troisième trimestre 2015, ses revenus ont baissé de 4,3 %, à 756 millions d’euros, et son résultat brut d’exploitation a réculé de 9,6%, à 331 millions d’euros. « Contrairement aux petites banques italiennes, BNL n’a pas à subir la hausse de ses coûts de refinancement grâce à son adossement au groupe BNP Paribas. Mais dans les prochains mois, ses perspectives de rentabilité restent faibles compte tenu de la pression sur les marges d’intérêt en Italie et de la croissance atone de la demande de crédit », souligne un analyste.