AccueilEconomieGrève des transporteurs de matières dangereuses : les barrages filtrants se poursuivent devant des dépôts pétroliers

Grève des transporteurs de matières dangereuses : les barrages filtrants se poursuivent devant des dépôts pétroliers

Lancée depuis plusieurs jours, la grève menée par les transporteurs de matières dangereuses impacte progressivement la région d’Île de France où de nombreuses stations sont asséchées explique un membre local de la CGT-Transports.

Plusieurs barrages filtrants ont été érigés devant les dépôts pétroliers en Île-de-France et à la Rochelle, d’après la CGT, l’unique syndicat qui a lancé le mouvement.

Neuf importants dépôts en Île de France sont bloqués d’accès surtout au port de Gennevilliers et à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), d’après la CGT. Cependant, d’après la gendarmerie, plusieurs manifestants de la CGT étaient présents devant la raffinerie de Grandpuits, mais seulement la présence d’une demi-douzaine de militants CGT.

On pouvait observer des blocages à la Rochelle où seuls les camions de service d’urgence de l’État et les transporteurs indépendants qui accédaient au site. Les grévistes ont bloqué l’accès au dépôt de carburants déclare le responsable local de la CGT.

Gare à la « surconsommation préventive »

« Plusieurs stations-services sont hors fermées à cause de la pénurie » a déclaré Fabrice Michaux ; membre de la CGT-Transports.

Ce syndicaliste évalue la proportion de grévistes « entre 60 et 80% », au quatrième jour de mobilisation. La préfecture de police de Paris a démenti en revanche toute « pénurie » de carburants et incité les automobilistes à ne pas « développer de surconsommation préventive ».

Avec cette grève, « qui vient de la base », la CGT entend pousser le patronat à « négocier » l’insertion dans la convention collective du transport routier de « spécificités » propres aux matières dangereuses. Elle demande notamment une durée journalière de travail maximale de 10 heures, un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de 14 euros de l’heure et un treizième mois.

Le syndicat dit attendre en vain depuis le 10 mai une réponse à ses revendications. Sur RMC mardi, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a lancé un appel « au patronat qui peut régler cela rapidement », en lui demandant « d’écouter les salariés qui ont des revendications légitimes ». « J’en ai parlé au Premier ministre, il est conscient des problématiques, j’espère qu’il va intervenir rapidement », a-t-il ajouté.