AccueilInvestissement, enfin plusieurs raisons d’espérer !

Investissement, enfin plusieurs raisons d’espérer !

Boostées par la chute des charges et le repli des cours du pétrole, les sociétés vont recommencer à compter sur l’avenir. Bien que la reprise demeure encore craintive.

De nouveaux investissements

Bruno Grandjean, ne souhaite pas ramener sa fraiseuse, mais compte sur l’investissement. Avec la crise, Redex, sa petite entreprise de pièces détachées pour machines-outils, avait quasiment arrêté de se rénover. Mais depuis l’an passé, celle-ci a repris allègrement sa marche en avant à Ferrières-en-Gâtinais (Loiret). « Nous avons dépensé 1,5 million d’euros pour changer une partie de nos anciens équipements pour acheter des machines hybrides, qui accomplissent plusieurs opérations simultanément à savoir : tournage, fraisage, rectification », s’anime le patron. Et il ne compte pas s’arrêter là car en 2016 il envisage investir 2,5 millions de plus pour achever le travail. Et, espère-t-il, laisser derrière lui ses concurrents en produisant mieux…

Les choses évoluent maintenant

Ce qui montre que les choses changent chez les PDG français. En fait, Redex fait partie de ces sociétés qui misent sur l’avenir. D’après le baromètre d’Euler Hermes, un chef d’entreprise sur trois se dit prêt à investir dans la modernisation, l’agrandissement de son affaire, alors qu’il n’yavait qu’un sur cinq l’année passée. « Il y a un vrai changement d’état d’esprit dans les affaires », indique Stanislas de Bentzmann, l’effervescent président de l’association CroissancePlus.

Les derniers chiffres de l’Insee certifient la tendance : après avoir langui ces dernières années, l’investissement devrait finir par remonter en 2016. Mais pas rapidement, c’est-à-dire de 3% tout au plus. « Quand on remarque qu’en Espagne la hausse est de 10%, c’est désavantageux », réagit Patrick Artus, de Natixis. Éventuellement, cette moyenne cache quand même de beaux élans. La progression devrait ainsi toucher 7% dans l’agroalimentaire, 9% dans les biens d’équipement et voire… 20% dans les machines-outils. Et ce n’est sans doute que le début d’une accalmie qui est partie pour durer.