AccueilL’autre roi du Brexit, Nigel Farage, quitte le navire

L’autre roi du Brexit, Nigel Farage, quitte le navire

La victoire ne sourit pas aux « Brexiters ». L’un après l’autre, les plus ardents promoteurs de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) se dérobent. Quatre jours après Boris Johnson, qui a sauté du train en marche, Nigel Farage, qui avait fait du Brexit le combat de sa vie, prend à son tour la poudre d’escampette. Lundi 4 juillet, moins de deux semaines après la victoire du Brexit au référendum, le trublion de la droite extrême britannique a annoncé qu’il jetait l’éponge.

« Mon objectif de sortir de l’UE est atteint, (…) j’ai accompli ma mission », a déclaré l’ancien trader de 52 ans, lors d’une conférence de presse impromptue, présentant son départ comme un choix de vie personnel :

« Pendant la campagne du référendum, j’ai déclaré que je voulais récupérer mon pays. Maintenant, je dis que je veux récupérer ma vie. »

Pourtant, le Brexit, c’était l’obsession de cet ultralibéral thatchérien, depuis qu’en 1992 il avait claqué la porte du parti conservateur pour protester contre la signature du traité de Maastricht. L’année suivante, il avait participé à la fondation du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP, anti-européen et xénophobe) dont il fut élu député européen en 1999, avant d’en prendre la présidence en 2006.

C’est lui qui, en menaçant de débaucher les députés conservateurs europhobes, a conduit David Cameron à promettre un référendum, puis à le perdre en menant campagne contre lui.