AccueilLe microcrédit français éssaie de changer de niveau

Le microcrédit français éssaie de changer de niveau

Dans les agences Pôle emploi, les CCI, les banques ou encore dans des réseaux associatifs, les spécialistes du microcrédit vont augmenter l’instruction pendant la semaine prochaine. Le but étant de faire comprendre ce mode de financement aux entrepreneurs qui ne peuvent pas accéder au crédit bancaire et les persuader de créer leur propre emploi.

Maintenir la croissance

Avec des fonds propres dernièrement renfloués de 13 millions d’euros et trois nouvelles banques à son capital, le réseau France Active peut se lancer à l’attaque. « Nous voulons retenir la croissance des entreprises financées à 8 % par an à partir de 2020 et étendre notre présence sur certains endroits comme la Seine-Saint-Denis qui n’est pas assez couverte », d’après les explications de Denis Dementhon, directeur général de France Active.

Dans l’Adie, qui travaille sur les financements de plus petite taille, c’est également une façon de travailler pour perpétuer les entreprises qui ont reçu un financement : « Après deux ans, beaucoup de nos clients rencontrent toujours des obstacles pour avoir accès au crédit bancaire, nous essayons de leur proposer plus rationnellement un second prêt », détaille Emmanuel Landais, directeur général de l’Adie.

Rôle Libre

Disons que les besoins sont certains. « Nous remarquons que de plus en plus de personnes qui optent pour la création d’entreprise comme un dernier accès à l’emploi », certifie Denis Dementhon. L’année passée, le réseau a amené ses encours de prêts garantis à 350 millions d’euros, au lieu de 236 millions d’euros en décembre 2014. Dans l’Adie, on a enregistré une évolution des projets financés à 10 % en 2015, pour que l’encours de prêts de l’association atteigne 104 millions d’euros.

Le système a des qualités : « 70 % des entrepreneurs qui reçoivent nos financements remarque que leur activité dure deux ans après avoir reçu le premier crédit et 85 % ont bénéficié d’un emploi, salarié ou dans leur propre entreprise », explique Emmanuel Landais.