AccueilLes dossiers brulants d’Areva après sa recapitalisation

Les dossiers brulants d’Areva après sa recapitalisation

Le conseil d’administration d’EDF a garanti la reprise des activités réacteurs d’Areva pour 2,5 milliards d’euros. Ayant des parts dans le groupe nucléaire évaluées à 86%, l’Etat va quant à lui aider Areva à hauteur de 5 milliards.

C’est confirmé, EDF est depuis hier soir le leader du nucléaire français. Son conseil d’administration a confirmé la reprise des activités réacteurs d’Areva pour 2,5 milliards d’euros. En tant que partenaire du groupe nucléaire à hauteur de 86%, l’Etat va injecter 5 milliards d’euros dans Areva. Ce qu’il faut maintenant faire, c’est rassurer les investisseurs en facilitant les ingénieurs des deux entreprises qui vont devoir travailler intelligemment.

Créer la confiance nécessaire

Areva va être aussi obligé de trouver une solution à la difficulté apporté par l’EPR finlandais qu’EDF n’apprécie guère. De son côté l’électricien, il va s’attacher à relancer la filière. Un travail qui demander plusieurs années. Pour l’instant, un des points brulants des semaines à venir portera sur les deux EPR d’Hinkley Point en Grande-Bretagne. « Le projet est précoce pour qu’une décision finale d’investissement soit prise», lançait dimanche passé le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy au JDD. On s’attendait à ce que le groupe puisse se décider au cours du conseil d’administration de mercredi. Et puis rien. Et pas certain qu’on soit davantage évolué au cours du conseil du 15 février, avant la publication des résultats 2015.

« Un EPR qui roulera à gauche »

Dans EDF, plusieurs réactions viennent pour surseoir la signature des prochaines centrales britanniques. L’EPR normand enregistre les retards, son coût a été multiplié par trois à 10,5 milliards d’euros et sa cuve, conçue par Areva, apporte une «défauts sérieux», d’après l’Autorité de sûreté nucléaire. « Avant de se lancer sur une nouvelle aventure, ne serait-il pas plus réfléchi d’attendre que les usines d’Areva se remettent au niveau?», questionne un membre d’EDF. Ce dernier indiquant qu’Hinkley Point sera « un EPR qui va fonctionner à gauche », c’est-à-dire qu’il comportera des altérités exclusivement britanniques qui le rendront inadapté à l’exportation.