AccueilLes jeunes et les séniors de plus en plus intéressés par le microcrédit

Les jeunes et les séniors de plus en plus intéressés par le microcrédit

De plus en plus de jeunes et seniors optent pour le microcrédit en vue de créer leur entreprise et entrer à nouveau dans le marché de l’emploi en ces temps de crise, remarque Catherine Barbaroux, présidente de l’Adie.
Plusieurs jeunes et seniors choisissent le microcrédit pour fonder leur entreprise et ainsi revenir sur le marché de l’emploi en ces époques de crise, d’après Catherine Barbaroux, présidente de l’Adie.

Conçue en 1989 sur le calque de la banque créée au Bangladesh par Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) soutient financièrement et conduis des créateurs d’entreprises qui ne peuvent pas accéder aux crédits bancaires, majoritairement des demandeurs d’emploi et attributaires de minima sociaux.

Une hausse de 10 000 vers 12 000 euros

Un décret rendu publique en janvier vient d’augmenter à 12.000 euros, au lieu de 10.000, le plafond des montant qu’il est possible à ces personnes d’emprunter dédié au financement de la création ou le déploiement de leur entreprise.

Les chômeurs ou salariés qui veulent financer l’achat ou la réparation d’un véhicule, leur permis de conduire ou une formation, peuvent également contracter un prêt de 5.000 euros maximum, alors qu’avant, le plafond était de 3.000 euros.

18 000 microcrédits octroués

En 2015, ils étaient 18.000 à recourir à ces microcrédits, parmi lesquels 14.501 pour la création d’une entreprise ou son développement, a souligné Mme Barbaroux à l’AFP. « Ça fait trois ans que les microcrédits offerts par l’Adie connaissent une hausse de 10% ou plus », s’est-elle complimentée.
Depuis que l’Adie existe, plus de 160 000 microcrédits, ont été octroyés prenant part à la création de plus de 116.000 entreprises. 68% des emprunteurs touchaient un salaire social, parmi lesquels, 25% étaient des jeunes de 18-30 ans, 18% des seniors de plus de 50 ans.
L’organisme a remarqué que les profils des emprunteurs s’est multiplié ces dernières années.